Wednesday, May 24, 2017

Le Mont Emeraude de Mansoura Ez-Eldin




Elodie Kempenaer

13 Mai 2017







auteur : Mansoura Ez-Eldin
édition : Actes Sud
sortie : janvier 2017
genre : roman




Dans un Caire encore marqué par la révolution, Bustân al-Bahr cherche à ressusciter la princesse Zomorroda du mont Qâf. Son histoire s’est perdue, au fil du temps, dans les Mille et une Nuits, de conteurs en conteurs, la princesse du mont Qâf a été déformée puis finalement oubliée de presque tous. Il reste les descendants du mont Émeraude, qui cherchent à retrouver leur patrie d’avant. Dans sa recherche, Bûstan entrelace les histoires et emporte avec elle la jeune Hadir dont le destin est étroitement lié à celui de la princesse.

Le Mont Emeraude (le mont Qâf) mêle très joliment une narration enchâssée et en miroir à une narration très contemporaine. Tout et tous se font écho et l’histoire se déroule devant nos yeux comme une rivière à méandres qui aurait le pouvoir de remonter son court pour dévier et revenir d’où elle était partie. Bustân est la Shéhérazade moderne qui tient entre ses mains les personnages et qui en est en même temps dépendante. Esclave d’une légende, d’un mythe qu’elle doit faire renaître.
A qui aime la culture arabe, à qui aime les contes et merveilles, à qui aime des personnages mystérieux, puissants, à qui aime voir se mêler le réel d’une révolution arabe et l’enchantement d’une montagne d’émeraude ou d’une terre des fées, ce livre est le livre idéal.

Dans la mystique musulmane, et dans bien d’autres, le motif de la montagne est un motif récurrent censé représenter l’élévation spirituelle, souvent aussi lieu de révélations mystiques. Le mont Qâf est la montagne sacrée, l’axe du monde mais aussi son centre, son origine sacrée, le point d’accomplissement de chaque personnage de ce récit.

D’une écriture simple, Mansoura Ez-Eldin nous transporte dans un monde magique et tragique où se mêlent la beauté des pierres précieuses et celle de vies brisées par une soif d’absolu. Et alors que tout s’écroule et que la boucle semble bouclée, l’histoire se retourne sur elle-même et elle nous laisse avec autant de questions que nous avions au début.

Le Suricate




À la recherche de la nuit perdue




Par Katia Ghosn


Jabal al-Zumurreud (2014, Dar al-Tanwir) de l’auteure égyptienne Mansoura Ez-Eldine, qui a remporté le prix du roman du Salon du livre de Sharja, paraît dans sa traduction française, Le Mont Émeraude (2017), chez Actes Sud-Sindbad. L’auteure, diplômée de la faculté de journalisme de l’Université du Caire, est chroniqueuse littéraire à l’hebdomadaire Akhbar al-adab. Elle publie deux recueils de nouvelles : Ḍaw’ muhtazz (2001, Lumière tremblante) et Naḥwa-l junūn (2013, Vers la folie). S’ensuivent deux roman, Matāhat Maryam (2004, Le Dédale de Maryam), traduit en anglais par les éditions de l’Université américaine du Caire et Warā’a-l firdaws (2009, Au-delà du paradis). Ce dernier fut sélectionné sur la liste courte de l’édition 2010 du prix Booker arabe. Le Mont Émeraude déroule les fils de deux quêtes initiatiques, celle de Bustān al-baḥr déterminée à restituer la forme originelle du conte de Zumurruda (émeraude) dont on trouve la trace dans les Mille et une nuits et qui serait le conte préféré de Schéhérazade, et celle de Hadīr, une jeune Égyptienne qui vit aujourd’hui au Caire, dont la vie se transformera en destin à la suite de la perte d’une émeraude durant l’enfance. À travers le récit en miroir des deux personnages, les temporalités et les lieux s’imbriquent et l’imaginaire collectif ne laisse pas de se répercuter sur les représentations individuelles : « Nous ne sommes pas d’aujourd’hui, ni d’hier ; nous sommes d’un âge immense », comme dirait Jung.

Comment l’histoire de Zumurruda est-elle née ? 

L’histoire de Zumurruda, fille de Nursīn et du roi Yāqūt, est le fruit de mon imagination. Le point de départ est ma fascination pour le mont Qāf, cette montagne mythique encerclant la terre, évoquée dans une exégèse du Coran référée au théologien andalou Al-Qurṭubī (1214-1273) et dans le conte de Hasīb Karīm al-Dīn des Mille et une nuits. Dans mon roman, j’ai voulu mêler l’élément magique à la réalité contemporaine. J’ai voulu également creuser le rapport paradoxal de l’original ou l’authentique avec ses multiples copies ainsi que les rapports de l’oral et de l’écrit. 

Pourquoi ce retour aux Mille et une nuits ? 

Ma relation aux Nuits a commencé bien avant que je ne connaisse l’existence de cette œuvre qui fait partie de notre imaginaire populaire. Plus tard durant mes études universitaires, je l’ai lue et étudiée. C’est alors que j’ai découvert que beaucoup d’histoires racontées par les adultes ainsi que nombre de séries télévisées avaient leur source dans les Nuits. Mais ma recherche approfondie sur les Mille et une nuits a coïncidé avec l’écriture de ce roman. Le début de ce projet coïncide également avec les événements qui ont secoué l’Égypte en 2011 et 2012. J’étais déprimée et affectée par la tournure que prenaient les événements, la mort qui fauchait les gens par centaines. Un sentiment d’impuissance s’est emparé de moi et je me suis réfugiée dans l’écriture. Je me suis plongée dans les Mille et une nuits de façon quasi inconsciente, comme si le récit pouvait, à la manière de Schéhérazade, nous sauver de la mort. Ce retour a rétabli ma confiance dans le pouvoir des mots et de la parole après que l’impact inouï de violence m’en eut fait douter.
Les légendes et les archétypes, de la même façon qu’ils transforment l’existence individuelle en destin, déterminent-ils votre écriture ?

Je crois profondément que les légendes et les mythes collectifs marquent de façon indéniable la psyché humaine. Cette influence ne constitue pas pour autant une fatalité insurmontable. À travers ses actes et ses choix, l’homme peut influer sur son propre destin. En plus d’être imprégnés par les archétypes populaires, mes écrits sont intimement liés à mes rêves et cauchemars. Le réel est lui-même surréel ; en tenir compte est une source de créativité.

Comment expliquer la réception des Mille et une nuits par la littérature contemporaine ?

La puissance de l’imaginaire évoqué par les Nuits, la richesse inépuisable de ses thématiques ainsi que le fait d’être au confluent de plusieurs cultures rendent les contes toujours fascinants. C’est une œuvre ouverte à l’infini : on y revient toujours, avec le même plaisir et la même curiosité parce qu’aucune interprétation n’en épuise la richesse. On ne se lasse pas du style narratif des Nuits qui est une véritable merveille orientée vers l’exubérance et le plaisir, tant du côté des narrateurs que de celui des lecteurs. Sans sous-estimer les superbes constructions formelles appréciées des érudits ou la profonde sagesse qui est contenue dans les Nuits, il n’en demeure pas moins pour moi, que le secret de leur beauté réside surtout dans leur style narratif inégalé. 



Vous dites que c’est un des livres les moins compris…

Les Nuits ne se résument pas à quelques schémas figés ; les récits exigent des lectures multiples et renouvelées. Prenons, par exemple, la représentation de la femme qui y est véhiculée. Souvent associée à des traits négatifs ou maléfiques, elle est aussi le symbole de la sagesse et de l’intelligence. De même, la relation entre Schéhérazade et Shahrayār n’est pas réductible à un rapport de pouvoir entre les sexes ; c’est aussi la manifestation des liens complexes entre l’intellectuel et l’autorité. L’idée sous-tendue par toutes les Nuits se résume à mon sens à celle-ci : la libération par la connaissance. 

Le roman abandonne-t-il, à la fin, la recherche originelle du conte ?

La narratrice cherchait moins à retrouver le texte originel du conte qu’à surtout détecter et explorer les ajouts et les déformations que conteurs et copistes avaient introduits au fil du temps ; sa quête consiste à combler les lacunes du récit afin de le ressusciter. En voulant s’acquitter de cette mission, la narratrice fait revivre la puissance magique des mots, questionne l’étrange et le merveilleux et se pose en légitime concurrente de Schéhérazade.

Quelles influences traversent votre écriture ? 


Il est difficile de dégager des influences bien déterminées. Je crois que l’héritage religieux et métaphysique a participé à ma formation ainsi que la culture populaire en Égypte. J’ai passé mon enfance, dans les années 80, dans un village de la région du Delta où les histoires des fantômes et des djinns qui hantent le Nil ne sont pas considérées comme des événements merveilleux mais comme des éléments de la vie quotidienne. Les histoires les plus étranges sont ordinaires et ne suscitent pas d’interrogations. La coexistence de ces deux mondes n’a rien de contradictoire. J’ai aussi une dette littéraire envers des auteurs comme Borges, Carlos Fuentes, Julio Cortázar, Italo Calvino, ou à Farid-al dīn al-‘Aṭṭār ou Al-Mutanabbī. Il me plaît d’ailleurs d’imaginer que l’ombre d’Abū al-‘Alā’ al-Ma‘arrī plane d’une certaine façon sur le Mont Émeraude.

L'Orient Literaire

Friday, April 21, 2017

الطريق إلى إيدا: كشف القاتل عبر لغته





منصورة عز الدين


في روايته "الطريق إلى إيدا"، الصادرة عن سلسلة الجوائز في 2015 بترجمة لعبد السلام باشا، يتعامل الروائي الأرجنتيني ريكاردو بيجليا مع "ثيمة" تم ابتذالها عشرات المرات في السينما والروايات البوليسية الخفيفة، ويخرج منها بالجديد والمختلف.

كم مرة مثلاً شاهدنا فيلماً هوليوودياً عن قاتل متسلسل يقتل الضحية تلو الأخرى لهدف متثاقف أحياناً أو غامض وملتوٍ غالباً؟! هنا يتمحور العمل حول قاتل متسلسل يرتكب سلسلة من الاغتيالات بحق علماء وأكاديميين مرموقين، دون أن يدرك أحد  دافع الجرائم أو الرابط بينها. لا يقدم بيجليا بطله عالم الرياضيات كشخص مخبول على عادة هذا النوع من الأفلام والروايات، فبشكل ما تبدو الشخصية منطقية ومقنعة، حتى في رؤيتها للأخلاق: "الأخلاق انفجار. يهوه هو الإرهابي الأول. لكي يفرض قانونه أخذ يدمر مدناً، ويقتل أبناء يعقوب. أم لماذا تعتقدون أن ديستوفسكي كان يفكر في تحويل إليوشا كرامازوف، الراغب في القداسة، إلى ثوري؟"

في مقدمته المعرِّفة بعوالم وانشغالات ريكاردو بيجليا، يشير عبد السلام باشا إلى اتباع أعمال بيجليا السردية لتقليد أرجنتيني عريق هو الاهتمام بالرواية البوليسية ورواية التقصي والبحث والغموض متلاقيا في هذا مع بورخيس وأدولفو بيوي كساريس وآخرين، كما نلمح أيضاً بين سطور الرواية أصداءً بورخيسية متمثلة في درجة من الكتابة الورقية والإحالات المستمرة لكتب مؤلفين آخرين، غير أن بيجليا يفعل هذا بأسلوبه هو ليطرح انشغالات وأسئلة تخصه وحده.

تستعير "الطريق إلى إيدا" من جماليات رواية السيرة الذاتية ليس فقط لأن هناك تشابهات بين سيرة المؤلف وحياة الراوي إيمليو رانزي، بل لأن بيجليا يبذل ما في وسعه حتى الخاتمة للإيحاء بأن ما يكتب عنه حادثة وقعت بالفعل ودوره فيها هو توثيقها والشهادة عليها. في الفقرة الأولى مثلاً، يكتب أن الأمر انتهى به إلى "التدريس في الولايات المتحدة، والتورط في واقعة أريد أن أترك شهادتي عليها."
وفي خاتمة الرواية، وعلى عادة الأفلام السينمائية المأخوذة عن قصة حقيقية، يسجل بيجليا المصير النهائي لبطله، ذاكراً الحكم الذي حصل عليه.

كما يستعير من جماليات الرواية البوليسية، لكنه لا يتقيد بقواعدها المألوفة، ولا يرثيها ساخراً من نواقصها كما فعل فريدريش دورنمات مثلاً في رائعته "الوعد"، إذ لا يبدو بيجليا مشغولاً بها لهذه الدرجة، بل يستخدم قالبها لتقديم آراء واستبصارات لافتة حول مجموعة من الأدباء وأعمالهم الأدبية، مقدماً نموذجاً مختلفاً للتناصات الأدبية، لا يقتصر على جعل أعمال سابقة مرجعية لعمله، بل يتعدى هذا إلى حد أن تتصرف إحدى شخصياته (توماس مونك) على هدي شخصية فنية من إبداع جوزيف كونراد: "توماس مونك هو من نفذ هذه العقيدة. ألا يلفت النظر أن سلسلة من الأحداث وملامح شخصية فرد محدد يمكن وصفهما بنسخ جزء من عمل أدبي؟ لم يكن الواقع هو ما يسمح بفهم رواية، كانت الرواية هي التي تشرح واقعاً ظل خلال سنوات عصياً على الفهم."

لعل أكثر ما لفت نظري في رواية بيجليا هذه (إلى جانب نجاحه في تقديم رواية جيدة من فكرة مكررة لدرجة تحولت معها إلى كليشيه) كان عدم اكتراثه بالتشويق بشكله الشائع والمرتبط دوماً بالرواية البوليسية وروايات الإثارة والغموض، وربما يعود هذا لإدراكه حقيقة أن ضَعف الأعمال القائمة على التشويق بالكامل، عادة ما ينبع من ميزتها الأهم المتمثلة في قدرتها على حبس أنفاس القارئ وإثارة فضوله ورغبته في كشف اللغز والغموض. ففي معظم الحالات، قد لا يصمد العمل أمام قراءة ثانية بعد أن صارت عقدته مكشوفة أمام القارئ، وهذا ما يتلافاه ريكاردو بيجليا بمهارة.

ليس المهم في "الطريق إلى إيدا" كشف لغز مقتل إيدا براون ولا كيفية ارتكاب توماس مونك لجرائمه، بل "لماذا؟" ذلك السؤال الذي يتم تجاهله، عن عمد، غالباً. والأهم هذه التشكيلة من الشخصيات المرسومة جيداً والتي تعيش على الكتب وبها دون أن يثقل هذا على الرواية أو يحولها إلى عمل ذهني ممل. فمعظم شخصيات الرواية أكاديميون متخصصون في الأدب، كل منهم متبحر في أعمال كاتب بعينه والراوي نفسه كاتب وأكاديمي من الأرجنتين تماماً مثل ريكاردو بيجليا.

سيتوقف القارئ المدقق قطعاً أمام آراء نينا حول تولستوي ودوره في تغيير طريقة الكتابة باللغة الروسية، وآراء دا-أماتو حول ملفيل، وتلك الخاصة بالراوي إيميليو حول وليام هدسون، غير أن جوزيف كونراد هو الطيف المهيمن على رواية بيجليا، والساكن بين سطورها. ومن أمتع أجزاء الرواية على الإطلاق تلك الأجزاء الخاصة بمحاولة اكتشاف القاتل عبر أسلوبه اللغوي، فأولاً سألت نينا: "هل يمكن معرفة شكل شخص انطلاقاً من كتابته؟" وحاولت معرفة هوية مرتكب جرائم القتل، هي وإيمليو، عبر تحليل المانفيستو الذي كتبه. "انتبهنا إلى أن ما قمنا نحن بتحليله بعمق، كما يحدث كثيراً في النقد الأدبي يمكن أن يدركه أي قارئ عادي على الفور. المؤلف كان أكاديمياً، ربما عالم رياضيات أو متخصص في المنطق، شديد الذكاء، رجل وحيد، معتاد على الكلام بمفرده وإلى الإشارة إلى نفسه بصيغة الجمع (........) وهي صيغة معتادة للكلام عن الذات لدى الأفراد (في الغالب ذكور) الذين أمضوا سنوات كثيرة في الجيش أو في جماعة ثورية أو مجتمع أكاديمي مغلق."
وثانياً توصل شقيق توماس إلى أن أخاه هو كاتب المانفيستو ومرتكب الجرائم حين لمح لازمة لغوية يرددها شقيقه غالباً مكررة مرتين في المانفيستو.

تحفل "الطريق إلى إيدا" أيضاً بنقد واعٍ للرأسمالية ونمط الحياة في المجتمع الأمريكي وسمات العنف فيه ببصيرة لا تتوفر عادة إلّا لعين الغريب القادرة على الرؤية متخلصة من الحجاب الذي يفرضه الاعتياد. النقد هنا على مستويين الأول ممثل في رؤية الراوي النقدية، والثاني في ثورة توماس مونك على المجتمع الرأسمالي والتطور التكنولوجي، ويعد مونك غريباً هو الآخر إذ يتحدر (مثل جوزيف كونراد) من أبوين بولنديين، كما أنه رافض للمجتمع الأمريكي خارج عليه، بل ومحتقر له: "الروس فقدوا كل شيء لكنهم احتفظوا باحتقار الأمريكيين. وفي هذا أنا أيضاً روسي." كما قال قرب نهاية الرواية.

زاوية "كتاب"، نقلاً عن جريدة أخبار الأدب.



Saturday, April 15, 2017

زمردة منصورة عز الدين








إيمان اليوسف*



 قبل نحو خمس سنوات قرأت بالمصادفة مسرحية "مصير صرصار" لتوفيق الحكيم. وقعت على الفور في عشقه. أذكر أني اقتنيت جميع مسرحياته من شهرزاد وبنك القلق وأهل الكهف إلى الأيدي الناعمة والملك أوديب وغيرها. عندما تطلع على جميع أعمال كاتب بعينه، تصبح جزءاً من حرفه. دون أن تشعر، تلتحم وقلمه فتتحدان بطريقة أدبية لذيذة.

 تطوعت مؤخراً لإدارة جلسة أدبية ضمن جلسات مهرجان طيران الإمارات للآداب. كان قد بقي جلستان حين عُرض عليّ إدارة الجلسة. وافقت مدفوعة بالفضول لاقتحام تجربة جديدة عليّ. اخترت المرأة بين الكاتبين لانحيازي للكاتبات، فكانت الكاتبة المصرية منصورة عزالدين من نصيبي.

 كنت قد اقتنيت روايتها "جبل الزمرد" قبل عام بعد فوزها بجائزة أفضل رواية عربية في معرض الشارقة للكتاب 2014، ولم أكن قد قرأتها بعد. بدأت بقراءة رواياتها وفق الترتيب الزمني لصدورها، وذلك للشروع في إعداد الأسئلة.
بدأت بروايتها "وراء الفردوس" التي رُشحت ضمن القائمة القصيرة لجائزة البوكر العربية عام 2010. هذه الرواية أقرب لجغرافية مصر من الروايتين اللتين تلتاها، "جبل الزمرد" ثم "أخيلة الظل".

 من الجدير بالذكر أن جميع روايات منصورة تقودها بطلات إناث، فبطلة رواء الفردوس هي سلمى رشيد، وبطلة رواية جبل الزمرد هي بستان البحر وهدير، كما أن بطلة رواية أخيلة الظل هي كاميليا.

 يشارك الرجل البطلات في نضج وتطور شخصياتهن على مر الرواية حتى لنراه يقف في صفها، بمحاذاتها أحياناً كما في حال شخصية آدم في رواية أخيلة الظل.
 يتواطأ قلم منصورة مع كل شيء عدا الجغرافيا. تفتنها الأمكنة وتسحرها الرحلات وأدب السفر. قد تكون أكثر رواياتها استقراراً هي وراء الفردوس، إذ تقع أغلب أحداثها في الريف المصري وسط أسرة من أصحاب مصانع الطوب (الأحمر ثم الطَفلي).




 يتشظى المكان لديها في رواية جبل الزمرد ليقتحم المُتخيل والأسطوري إلى جانب الواقعي، فنرحل مع شخصياتها إلى جبل المغناطيس وجبل الزمرد ومدينة قاف في عالم ألف ليلة وليلة الساحر حيث العنقاء والحية العملاقة والطيف. السفر عند منصورة واقعي أيضاً فنتعرف في روايتها على مدينة ثاكاتيكاس وجبل سيرو دي لا بوفا بالإضافة إلى مدن إيرانية كأصفهان وشيراز وحتى كندا وعدد من الدول الأوروبية، كذلك الثيمة التي تربط جميع رواياتها كعمود فقري، بل بؤرة المكان التي تنطلق منها الرحلات كافة والسفر الأوحد الذي لا يكون إلا منها، القاهرة.

 الجغرافيا في أخيلة الظل واسعة أيضاً، تتمركز في مدينة براغ وتتناول مدناً أخرى كسياتل وأريزونا وغيرهما بشغف وسعة إطلاع. 

 كتابات منصورة عزالدين ثرية إلى حد لم أره عند أي كاتب أو كاتبة غيرها على سعة اطلاعي وغزارة قراءاتي. تمتد يدها لتشاكس مختلف المواضيع والزوايا، فهي تناقش تفسير الأحلام وقراءة الفنجان، وتتحدث برشاقة وطلاقة لا نظير لها عن علوم الألوان والميثولوجيا وأنواع الأقمشة وعلوم الطاقة والعوالم المتوازية وحتى أنواع الأحجار الكريمة ودلالاتها.

 لمنصورة عزالدين اهتمامٌ واضح بصورة سافرة بالأزهار والأشجار. يرد ذكر أسمائها ورمزيتها واستخداماتها في كل رواية من رواياتها الثلاثة. في وراء الفردوس تأتي على ذكر نباتات الريف المصري كأشجار الليمون والكافور وأزهار النرجس والآس. أما في رواية جبل الزمرد فتذكر نباتات المانجو وأخرى ذات طبيعة غريبة تتناسب والعالم الآسر الأسطوري للرواية. أما أشجار الجميز والحور وأزهار الدفلى والبيلسان في رواية أخيلة الظل وغيرها الكثير.
أثناء قراءتي لروايات منصورة عزالدين كنت كمن تمر في حديقة سرية ريانة، حديقة جميلة لا تنتهي من زروع باسقة تنتفض فيها الحياة.

 لا يوغل أديب في تعقيدات النفس البشرية كما تفعل منصورة. تشبه الجراح، أو تبدو أقرب إلى من يقشر بصلة آدمية. تحكي شخصياتها بدءاً بالشكل الخارجي واختيار الهندام وطريقة النطق والمشي وصولاً إلى تفاعل كل شخصية مع غيرها من الشخصيات ومع المواقف والتحديات. تنتهي الرواية لنكتشف أننا أمام شخصية مختلفة تماماً عما فهمناه في البداية. الأمور لا تبدو دائماً على ما هي عليه في الحقيقة، أليس كذلك؟

 في روايتيها "وراء الفردوس" و"أخيلة الظل" تستخدم منصورة صوت الراوي العليم أسلوباً للسرد، بينما تلجأ لأسلوب "الحكي" في رواية "جبل الزمرد" التي تأتي على لسان بستان البحر أو بوستان دريا أو باغ دريا كما هو اسمها في موطنها الأصلي. وكأن منصورة بهذا الاختيار في هذه الرواية بالتحديد والتي تحكي عن القصة المفقودة من كتاب الليالي تدرك أهمية حكي الأنثى وقدرتها الساحرة على القص، فتنافس شهرزاد ببستانها.

 تسرد منصورة شخصياتها بشكل عجيب. يتكرر ذلك في رواياتها الثلاث، إذ يواجه القارئ كماً كبيراً من الشخصيات (ملاحظة: كان علي في كل رواية خاصة "وراء الفردوس" لكتابة أسماء الشخصيات على ورقة منفصلة وصنع شجرة لتسلسلها منعاً للخلط). 

 تحكي منصورة سيرة كل واحدة من هذه الشخصيات، تتنقل بينها برشاقة وحرفية لكنها لهذا السبب تفقد سرعة تواتر الحدث. البطل في روايات منصورة هو الشخصية وليس الحدث. هو المحرك وهو المتحرك والمُحرك به. غالباً ما تخلو أجزاء من فصول رواياتها من الأحداث المفصلية وتجنح أغلب المقاطع لهدوء الحدث، مقابل نضج وتبدل الشخصيات والحفر والتنقيب داخلها بالإضافة إلى العودة للماضي (تقنية الفلاش باك).

 تحولت منصورة عز الدين من كاتبة أحضر لإدارة جلستها ضمن المهرجان إلى إحدى الكاتبات اللاتي أعشق حرفهن وأتابعهن بشغف. أقرب رواياتها كانت "أخيلة الظل". التقنية التي تستخدمها منصورة من بداية الرواية وتمحورها حول مقعد خشبي مطلي بالصبغ الأخضر أمام متحف كافكا، تقنية مذهلة. 

 لن أحرق أعمالها بذكر المزيد. أترككم مع توصية كبيرة بالاستمتاع بقلم هذه الكاتبة المميزة صاحبة القلم ذو البصمة الخاصة أو كما يصفه أ. محمود أمين العالم "قلم قاطع أشبه بالسكين في حدته وشراسة نقله للواقع".






* كاتبة إماراتية

نقلاً عن مجلة الإمارات الثقافية، العدد 55



Friday, April 14, 2017

السرد والجنوسة في سيرة بني هلال: البحث عن صوت الأنوثة المتواري في الذكورية






منصورة عز الدين


منذ صادفني عنوان كتاب "السرد والجنوسة في سيرة بني هلال" للدكتور محمد حسن عبد الحافظ، تحمست لقراءته ليس فقط لعلاقتي بالسيرة الهلالية منذ الطفولة، ولكن لاهتمامي بالجنوسة في علاقتها بالسرد. توقعت أن دراسة عن الجنوسة بمعناها المركب في نص حافل بالتغني بقيم الفحولة والبطولة سوف تكون ثرية ولافتة، والحقيقة فاقت الدراسة القصيرة توقعاتي.

في كتابه يسعى د. عبد الحافظ "للبحث عن صوت الأنوثة المتواري في الذكورية، وإعادة النظر إلى الذكوري الذي يبطن الأنثوي"؛ مؤكداً على أنه يحاول فعل هذا "دون التورط في الوقوع في أحد شركين: تنظير يجدد تطرف المنظور الذكوري، أو تنظير يمتثل لنسوية تؤدي إلى إنكار تركيب المرأة ونتائجه: أي إنكار المرأة ذاتها: أي التفكير وفق استراتيجية نُجاوِر بها خطابين: المهيمِن والمهيمَن عليه."

يحاول المؤلف خلخلة ما درج الباحثون عليه من ربط للسيرة الشعبية بعالم الذكور، حيث أن الشائع أن معظم رواتها (على تنوع طرائقهم) رجال، ومتلقيها المباشرين الظاهرين رجال، والفضاء السردي السيري  من خلق الرجال ويتحكم فيه الرجال.

يبدأ من تساؤل بسيط مفاده: هل السيرة الهلالية إنتاج حكائي أنثوي، وأداؤها الشعري ذكوري؟ السؤال أقرب لفرضية يضعها الباحث موضع الاختبار، رغبةً منه في الإجابة على سؤال آخر: "هل السيرة الهلالية سيرة نسوية؟"، وهو سؤال تبادر إلى ذهنه بعد لقائه عام 1996 بالسيدة رتيبة فرغلي الراوية الأسيوطية للسيرة الهلالية.
لاحظ د. عبد الحافظ أنها تعيد صوغ الأساس الذي يقوم عليه مولد البطل في سيرة بني هلال بحيث تتحول خضرا الشريفة لا "أبو زيد" إلى البطل المحوري. "تضع السيدة رتيبة النساء في مرتبة البطولة، أو ترتقي بالبطولة إلى مرتبة النساء" كما يكتب.

يقصد المؤلف لفت النظر إلى أن سيرة بني هلال حكاية من خلق النساء وإبداعهن كحال "ألف ليلة وليلة"، وتحتل النساء بطولة المشاهد المركزية فيها، "بينما يمثل الرجال حراسا للسيرة الهلالية ورواة ومؤدين لها، على نحو أتاح لهم حرية صوغها في أشكال شعرية تتسم بالفحولة."
من موقع الحراسة هذا، أصبح للرجال سلطة التشويش على السمات والأنساق النسوية داخل السيرة الهلالية، ووسمها بما يتفق مع رؤيتهم، أي أصبحوا حراس البوابة التي تصل عبرها السيرة إلى المتلقين.

يتوقف د. عبد الحافظ أمام صراع الأنواع الشعرية في "الهلالية"، فالمربع هو النوع الشعري الشائع في أداء الرواية المصرية لها في أسيوط وسوهاج وقنا، لكن هناك أيضا "الفرادى" و"الموال" و"الحداء" في مناطق أخرى، كما أن نسخ السيرة الهلالية المخطوطة والمطبوعة منذ القرن التاسع عشر تحوي قصائداً عمودية وزجلاً. وحين سأل الباحث الراوي مصطفى عبيد عن مصادره، أجاب الأخير بأنه تلقى قصص السيرة عن النساء، بوصفها حكايات، وأعاد نظمها بالقصيد التقليدي ذي الحس البدوي التونسي.

يلاحظ المؤلف أيضاً أن السرود المدونة حافلة بشخصيات أنثوية لا تذكرها السرود الشفهية، في مقابل درجة ثبات أعلى للشخصيات الذكورية! (في إحدى المدونات المطبوعة طبعات عديدة لدى ناشرين مختلفين، نجد أن ثلثي القصص معنونة بأسماء نساء). وهذا يعيدنا من جديد إلى الدور الذي يمارسه رواة السيرة كحراس للبوابة، وتأثيرهم على الصورة التي يصل بها العمل لمتلقيه، إذ يكون مصبوغاً برؤاهم وأفكارهم ومشاعرهم ونظرتهم للعالم.
فكون السيرة الهلالية نصاً شعبياً تمثل الشفاهة دوراً مركزياً في أدائه وتلقيه يعني أننا أمام نص دائم التحول والتبدل وأنه خاضع طوال الوقت لعملية مستمرة من الإزاحات تجعله في حالة ابتكار وإعادة خلق لا تنتهي.

"الرواة الساردين والمؤدين والشعراء الشعبيين (الرجال) عملوا على الإيهام بالسيطرة على "خطاب السيرة الهلالية"، لكن الحقيقة لا تعدو غير نجاحهم في إبداع منظومات متعددة من الأداء المتقن الذي راكم النصوص، دون أن يعني ذلك طمس العلامات السردية المتصلة بحس النساء، أي دون أن يكون في مستطاع "هيمنة" الأداء الذكوري "وأد" حس المرأة وإبداعها السردي، بل الأدائي، الذي أسهم في خلق جماليات السيرة الهلالية.".

ثمة سمة لافتة أخرى تخص الاختلاف بين السيرة المدونة والمرويات الشفاهية لها، تتمثل في تهرب المؤدين والرواة الرجال من أداء عديد النساء في السيرة والتحايل عليه بتحويله إلى "مربع" أو "فرادي"، إذ يرون في العديد انتقاصاً من الفحولة الشعرية وغير الشعرية. ويخلص الكاتب إلى أن ""سردية السيرة الهلالية" ليست ذكورية حصراً، فالشفرات النسوية جذر إبداعيتها."

وفي الفصل الأخير المعنون بـ"في سردية الشخصية النسوية" يتوقف المؤلف أمام مركزية الشخصيات النسائية في الهلالية خاصة خضرا الشريفة والجازية التي يصفها بـ"الشخصية السردية المحورية في سيرة بني هلال، بدورها المركزي في الأفعال السردية: في التدبير القبيلي لشؤون الرحلة. في قرار الحرب. في الصراع المركب والمتراوح بين الأبطال." والجازية أيضاً هي التي يعرف بها اسم العلم "حسن"، إذ "يُلقب حسن بـ"أبو علي أخو الجاز"، على نحو نادر في تاريخ النصوص القولية الشعبية العربية، يكنى فيه رجل عن شخصية امرأة ليست أمه (على نحو ما ينسب "أبو زيد" إلى أمه: "ولد خضرا الشريفة"؛ "ابن الشريفة"؛ "ابن الغريبة"؛ "ولد الغريبة".. إلخ)"

قرب نهاية كتابه، الصادر عن معهد الشارقة للتراث، يشير محمد حسن عبد الحافظ إلى أن تلك الإضاءة لا تمثل "مخططاً كاملاً لمقاربة كلية لموضوع الشخصية السردية النسوية في السيرة الهلالية، كما أن التركيز على نموذج شخصية "الجازية" ليس مكتملاً هنا، وإنما يجري على نحو سياقي. إنها إضاء- علامة إشارية فحسب."
كما عرفت منه أن دراسته هذه جزء من مشروع أوسع يشتغل عليه.

زاوية "كتاب"، نقلاً عن جريدة أخبار الأدب.


أنتَ قلتَ: تيد هيوز وسيلفيا بلاث كشخصيتين روائيتين







منصورة عز الدين


في روايتها "أنتَ قلتَ"، الصادرة مؤخراً عن سلسلة الجوائز بترجمة للمياء المقدم، تعيد الروائية الهولندية كوني بالمن تشييد العلاقة الشائكة بين الشاعر الإنجليزي تيد هيوز وزوجته الأولى الشاعرة الأمريكية سيلفيا بلاث.
على امتداد صفحات الرواية تمنح بالمن تيد هيوز صوتاً بعد أن آثر تغييب صوته لعقود مفضلاً الصمت على الدفاع عن نفسه أمام طوفان الاتهامات التي حصرته في دور "القاتل" و"الخائن".

"بالنسبة للكثيرين نحن غير موجودين إلا في الكتب. أنا وزوجتي. تابعت، على مدى الأعوام الخمسة والثلاثين الأخيرة، بكثير من العجز والاستنكار، كيف تعفنت حياتها وحياتي تحت طبقة من المغالطات والشائعات، والقصص الملفقة والشهادات الكاذبة والأساطير والخرافات والهراء. ورأيت بعينيّ كيف تم تحوير شخصيتينا المركبتين إلى شخصيتين عاديتين، بملامح باهتة وبسيطة صُنِعت خصيصاً لإرضاء نوع معين من القراء الطامحين للإثارة: هي المقدسة الهشة، وأنا الخائن القبيح."

هكذا تبدأ الرواية، ومن بدايتها لنهايتها يبدو أن ما تطمح المؤلفة لفعله هو نزع العادية عن هاتين الشخصيتين الفريدتين وإلباسهما ما يستحقان من تعقيد وتركيب وثراء، كما تطمح بالأساس إلى وضع الثنائيات الضدية جانباً والبعد عن الأبيض والأسود للغرق في المساحات الرمادية المخاتلة حيث يوجد الفن.

"أنت قلت" أشبه برحلة قطعها هيوز، كشخصية فنية، من رفض لأدب الاعتراف  حتى جرؤ على تعرية كاملة للأنا المفردة التي أخفاها دائماً خلف التعبيرات الرمزية والاستعارات. لذا كان من الطبيعي أن تنتهي الرواية بكلمة: "أنا".

تعتمد الروائية الهولندية بالأساس على قصائد عيد الميلاد الثمانية والثمانين التي نشرها تيد هيوز قبل وفاته (عام 1998) بأشهر قليلة، وعلى أعماله الشعرية الأخرى، كما استنتجت وقائع اللقاء الأخير بين هيوز وبلاث من قصيدته غير المنشورة "الرسالة الأخيرة" التي اطلعت عليها حين عُرِض أرشيفه الموجود في جامعة "إيموري" بأتلانتا للعموم.

التفاصيل الخاصة بالعلاقة بين هيوز وآسيا فيفل (الطرف الثالث في مثلث الحب) تتطابق في معظمها مع ما ورد في سيرة فيفل كما كتبها كل من إيهودا كورين وإيلات نيجيف في كتابهما الصادر عام 2006. كما أن هناك تفاصيل معروفة ومدونة، في هذه العلاقة الشائكة، تجاهلتها بالمن وأظنها فعلت هذا لأنها تكتب بلسان هيوز وتتبنى رؤيته كما استشفتها من قصائده وبالتالي من غير المتوقع أن يذكر هو ما يتناقض مع أو يشوش على روايته لما حدث. من هذه التفاصيل المُتَجاهَلة مثلاً أن بلاث عرفت بحمل آسيا فيفل من زوجها قبل إقدامها على الانتحار بأيام (وهو حمل أجهضته آسيا بعد انتحار سيلفيا مباشرة قبل أن تنجب لاحقاً ابنتها شورا التي ماتت معها حين انتحرت هي الأخرى بالغاز عقب رحيل سيلفيا بسنوات ست)، وأن هيوز استقبل عشيقته آسيا فيفل في شقة زوجته بمجرد انتحارها، وأن فيفل كانت ترتاح في غرفة نوم بلاث بلا حرج وهو ما اعتبرته الأوساط الأدبية في لندن، وقتها، انعدام لياقة صادم وعدم احترام لا يُغتَفَر لذكرى الشاعرة الراحلة لتوها.

لكن بعيدًا عن هذه التفاصيل المهمشة عمداً، تبقى أهمية الرواية في ذلك الوعي الحاد من الكاتبة بدواخل الشخصيتين الرئيسيتين، وفي عدم اكتفائها بتقديم سيرتهما معاً فقط، إنما طرحها أفكاراً فلسفية حول الفن وعلاقته بالذات والحياة والأسطوري والغيبي انطلاقاً من رؤية هيوز بالأساس للشعر والفن في تقابلها مع رؤية بلاث لهما. كل هذا بشكل خافت ومتوارٍ لا يثقل على إيقاع الرواية ولا يعيق خيطها السردي.

كما كل علاقة تجمع بين زوجين شهيرين، ثمة صراع مضمر أو معلن بين روايتين للأحداث نفسها. في حالة زواج بلاث وهيوز كانت الغلبة لرواية بلاث التي خلّدها انتحارها، أو بالأحرى للرواية التي صاغتها الحركة النسوية عنها بعد وفاتها انطلاقاً من كتابتها وحياتها القصيرة، وبكتابته قصائد "رسائل عيد الميلاد" بدا هيوز كأنما يرغب في منح روايته الخاصة لما جرى فرصة في الخلود، أو كما تكتب كوني بالمن على لسانه عن هذه القصائد: "كانت تعكس روايتي للحب الذي جمعني بها، استعدت ذكرياتي معها كما لو كانت من حقي وحدي، كما لو أنها ميراث شرعي لا يشاركني أحد فيه، وكنت كالصدى أردد ظلال قصتها داخل أشعاري."

"أنت قلت" رواية شائقة تلعب على فضول القارئ ورغبته في التلصص على حياتيّ شاعرين مهمين كانت قصتهما معاً أقرب لتراجيديا إغريقية محكومة منذ البداية بالفجيعة. غير أن التشويق هنا ليس التشويق المألوف في روايات أخرى إنما التشويق القائم على النبش في حياة شخصيتين حقيقيتين وتعريتهما حتى العظم، لذا فالتشويق هنا مغلف بالألم أو بذلك الأسى الناجم عن متابعة مأساة نوقن أنها جرت فعلاً لشخصيات من لحم ودم وخلفت ضحايا رحلوا وآخرين بقوا على قيد الحياة مطاردين بأشباح الماضي.

الترجمة جيدة في المجمل، لكن ثمة بعض التفاصيل الدقيقة التي قد يغيب معناها عن القارئ المصري مثل الإشارة إلى أن آسيا فيفل تعمل في "مكتب إشهار"، فبعض القراء قد لا ينتبهون إلى أن المقصود هو "وكالة إعلان". أيضاً عند ذكر أن "جيمس جويس كان الروح التي باركت" زواج بلاث وهيوز الذي عُقِد في 16 يونيه 1956، أظن أن الأدق الإشارة إلى هذا اليوم باعتباره "يوم بلوم" وليس "يوم الإزهار"، لأن المقصود هنا هو بلوم بطل رواية "عوليس" التي جرت أحداثها يوم 16 يونيه، الموافق لتاريخ ميلاد جويس نفسه، والذي يحتفل فيه محبوه سنوياً به وبروايته وببطله بلوم. لكن يبقى توجيه الشكر للمترجمة والشاعرة التونسية لمياء المقدم على ترجمتها لهذا العمل وعلى اختيارها له، لأنه ليس من نوعية الأعمال التي قد يصل لها الناشرون العرب بأنفسهم، ولولاها لما تعرفنا عليه بعد صدوره بالهولندية بفترة وجيزة نسبياً.

نُشِرت المقالة بأخبار الأدب عدد 19 فبراير الماضي، زاوية كتاب.

Thursday, April 13, 2017

أخيلة الظل: رواية تشركنا في لعبة من الخيال والافتراضات



فايز علام


13.04.2017

"تخيّلوا معي مقعداً خشبياً في الباحة الأمامية لبيت على ضفة الفلتافا، قريباً من جسر تشارلز. على المقعد تجلس امرأة مكتنزة، شعرها يتلاعب به هواء الربيع وملابسها سوداء متقشفة. مستغرقة في تأمل مساحة صغيرة من الأرض بين قدميها المتباعدتين قليلاً".
هكذا تبدأ منصورة عز الدين روايتها الأخيرة "أخيلة الظل" بأن تشرك القارئ في لعبة الخيال والافتراضات هذه، دون أن تحاول إيهامه بواقعية ما سيقرؤه.

نحن أمام رواية تحتفي بالخيال إذاً، وتحتفي بالتجريب أيضاً، فـ"تخيّلوا معي"، "لنفترض"، "لنختر"، "كي نفهم"، "لننسَ مؤقتاً"... كلها عبارات تخاطب بها الكاتبة القارئ بينما النص يتابع نموّه في مخيّلة نتشاركها معه وفيه.

نقرأ عن مجموعة شخصيات تتشارك لعبة ظلال كتابية، فـ"كاميليا" التي يبدأ السرد معها هي كاتبة مصرية أتت إلى براغ في زيارة لمهرجان أدبي، وهناك أمام متحف كافكا التقت بـ"آدم" الكاتب الأمريكي، تبادلا بضعة أحاديث، باحا لبعضهما بأسرار عميقة يسهل البوح معها أمام غرباء قد لا نلتقيهم مرة ثانية، وأخبرته عن حلمها بكتابة قصة تراها وتشترك في أحداثها في الوقت نفسه.

"قصة عن كاتبة روسية تعيش في براغ، تكتب بدورها عن طفلة ناجية من مذبحة، يسكن مع الكاتبة عازف بيانو رغبت خلال الحلم في اختيار جنسية مناسبة له، ثم قررت إرجاء الأمر لوقت لاحق! كان ثمة أيضاً عجوز يسير بلا انقطاع، جيئة وذهاباً، على جسر تشارلز، فيما أتابعه من شرفة الكاتبة الروسية في بناية تشرف على الفلتافا".

اللعب والتجريب سيكملان حين ينتقل السرد إلى "أولغا" الكاتبة الروسية نفسها، لنفاجأ بأنها تكتب قصة عن كاتب وكاتبة يلتقيان في براغ، ما هما إلا "كاميليا" و"آدم"، وبين هذه التخيّلات التي ندخل في متاهاتها، يقودنا سؤال "من يكتب من؟" لننغمس مع الشخصيات التي تروي أحاسيسها وتروي بأحاسيسها لحظات الفقد التي عاشتها وتعيشها.

"كاميليا" الفاقدة لنوع من القبول الاجتماعي في طفولتها فهي "دبدوبة، بطيئة الحركة والفهم"، وهي تعيش الآن لحظة إحساس بحفرةٍ آخذةٍ في الاتساع بجوفها بعد أن أجهضت جنينها، أما "آدم" الفاقد لاستقرار نفسي يريحه ويبعد عنه مخاوف الطفولة وهواجسها، فما زال مسكوناً بقصة جدته الناجية من مجزرة، في حين تعاني زوجته "روز" من فقد مزدوج: فهي لا تنجب، وما زالت ظلال موت شقيقتها الصغيرة تؤرق نهاراتها ولياليها، دون أن تملك القدرة على صدها أو نسيان ما قد حصل منذ زمن بعيد.

أما "أولغا" الكاتبة الروسية فقد فقدت إيمانها بالكلمات، وغرقت في أحلام يقظة باحثة عن أي إلهام يشحذ خيالها، وزوجها "ساندرو" الذي عانى من فقدان أمه طفلاً، يعاني اليوم من فقدان أصابعه القدرة على العزف. أما طليقها "فلاديمير" الرجل المشّاء الذي يمشي جيئة وذهاباً، فهو فنان تشكيلي خضع لجراحة في عينيه فصارتا تضفيان أطياف الأزرق على كل ما يراه.


أقوال جاهزة

روائية تقودنا نحو الجنون ونحن نسأل "من يكتب من؟"...

ما هو لافت في "أخيلة الظل" أن الكاتبة لا تتقيد بحدود لأي شيء، تنغمر في الخيال وتغمرنا فيه...


إننا أمام مجموعة من الشخصيات التي تعاني من الفقد بأشكال مختلفة، كما أنها تشترك في أن لها جميعها علاقة مباشرة بالفن، تركّز الرواية على لحظة يصبح فيها فنهم هذا موضع قلق وفزع أو سؤال بالنسبة إليهم، فبعضهم فقد قدرته على إنتاجه وبعضهم الآخر فقد إيمانه بجدواه وماهيته.

وما بين هذه المخاوف التي يعيشونها الآن: زمن الكتابة، وما عاشوه في مواضيهم: الزمن المتذكَّر، تناقش الرواية علاقة الفن بالواقع وعلاقة الظل بالأصل، لترسل ضوءاً مهتزاً يشكّل ظله أخيلةً وتخيّلات مراوغة، تحكي عن أثر مرور الزمن وعبء هذا المرور، وعن شعور أليمٍ بالفقد نحاول ترميمه بالفن، وعن متاهاتٍ للعب تقودنا وراء الفردوس، فردوس الخيال الذي لا ينضب بل ينبع كشلالٍ متفجّر، هو وحده من يسمح باختراع صلة بين شخصيات لا علاقة بينها، ويضيف لعبة جديدة لألعاب كاميليا الذهنية اللانهائية: "اختراع صلة بين أشياء لا صلة ظاهرة بينها".

ورغم أن الرواية تنحاز بلا مواربة للخيال، فإنها تبني صلاتٍ مع ما نعيشه اليوم في العالم العربي من ثورات وعنف ومجازر وحروب، يبدو هذا جلياً في قصتين يكتبهما كل من "آدم" و"كاميليا" ويتضمنهما السرد.

ستكون قصة "كاميليا" عن قائدٍ يدعوه أتباعه "المنقذ" ويحكم بلاده بقبضة من حديد ونار، ورويداً رويداً ينسج حول نفسه شبكة هلاكه، بعد أن تبدأ التمردات عليه، وستكون قصة "آدم" عن مدينة للخوف، مدينة في لحظة فنائها، تلقى عليها أطنانٌ من القنابل الحارقة، وتتحول بيوتها إلى قبور لساكنيها، وثمة رجلاً، هو الذي تدور حوله القصة، مدفوناً تحت الأنقاض يتخيّل ظلال حيوات سابقة عاشها في أجساد مختلفة، ويتذكر إخلاصه للعابر والمتطاير، وتمجيده للعدم، وللهدم بعد التشييد.

في الرواية تقوم "عز الدين" بفعله نفسه، تشيّد افتراضاتٍ وخيالات ثم تهدمها لتعيد تشكيل غيرها من جديد، وتقودنا نحو الجنون ونحن نسأل "من يكتب من؟"، فنغرق في بحر من الاحتمالات بينما هي مشغولة بتخيّل غرقٍ لذيذ آخر، هو الغرق في اللغة ومعها، ويبدو هذا على مستويين، المستوى الأول هو في استخدام اللغة نفسه ضمن السرد، والمستوى الثاني هو الأفكار حول اللغة نفسها، ما الذي تعنيه كلمة ما كالخيال مثلاً، وما هي المفردات التي تندرج تحتها ضمن المعجم، مثل: "الظن، التوهم، السحاب، الطائر خاطف ظله..." هذه المفردات ستشكّل مفاتيح جديدة لحكايات وقصص أو مشاهد أخرى ضمن السرد.

سؤال اللغة، لن يتوقف عند هذه الحدود، بل سيتعداها لتأمل العلاقة بين الإنسان ولغته، كيف يمكن للغة أن تحمل الذكريات والذاكرة، وهل ينفع للخلاص من الألم اللجوء إلى لغة جديدة غريبة، يولد فيها الإنسان من جديد بلا ذاكرة قديمة، كما هو حال "آميديا" جدة آدم الناجية من مجزرة، والتي حاولت دفن لغتها الأصلية والالتجاء إلى لغة جديدة؟

بدورها "كاميليا" ستتخيّل شيئاً أكثر تطرفاً، وأكثر لعباً مع اللغة وفيها، "لا بد من وجود كتاب له أثر الفيضان وفعله، يطيح بكل ما يقابله ويشظي كل ما فيه. كتاب يُغرق شخصياته وقراءه في بحار لا نجاة منها، ويبتلع كلماته ومعانيها في فجوات مظلمة بداخله. خطر لكاميليا أن هذا هو الغرق الجميل، تخيلت الكلمات الطافية فوق السطح بعد أن فقدت معانيها".

ما هو لافت في "أخيلة الظل" أن الكاتبة لا تتقيد بحدود لأي شيء، تنغمر في الخيال وتغمرنا فيه، "فكما تعرفون كل شيء مباح في لعبة الافتراضات، وما نحن بصدده مجرد لعبة" هذا ما تخبرنا به منذ بداية الرواية، وتتشبث به بشراسة أثناءها، وتتركنا نتأمل فيه بعد انتهائها لنعيد رسم "أخيلة الظل" الخاصة بنا.

منصورة عز الدين، كاتبة مصرية من مواليد عام 1976، لها مجموعتان قصصيتان: "ضوء مهتز"، "نحو الجنون". ولها أيضاً أربع روايات: "متاهة مريم"، "وراء الفردوس" التي وصلت إلى القائمة القصيرة لجائزة البوكر العربية 2010، و"جبل الزمرد" التي نالت جائزة أفضل رواية عربية في معرض الشارقة للكتاب 2014، و"أخيلة الظل". ترجمت رواياتها إلى الإنكليزية والفرنسية والإيطالية والألمانية، وقصصها إلى أكثر من عشر لغات.

الناشر: دار التنوير/ بيروت – القاهرة – تونس
عدد الصفحات: 176
الطبعة الأولى: 2017
يمكن شراء هذه الرواية من موقع نيل وفرات.

نقلاً عن  موقع رصيف22